Les troubles urinaires

Chez la femme, les troubles urinaires sont souvent liés à des facteurs anatomiques et hormonaux.

  • L’incontinence urinaire (fuites urinaires: perte d’urines)  est l’un des problèmes les plus fréquents. Ceci se traite désormais par des moyens peu invasifs (injection d’agents comblants: Bulkamid°, Urolon°, Dexsui°)Elle peut être :
    • D’effort, lorsqu’une fuite survient lors d’un effort physique, d’un éternuement ou d’une toux. Elle est liée à une faiblesse du plancher pelvien, souvent après des grossesses ou à la ménopause.
    • Par impériosité (urgences= urgenturies), lorsque la vessie se contracte de manière involontaire et provoque un besoin urgent difficilement contrôlable.
    • Mixte, combinant les deux mécanismes.
      • La vessie hyperactive, caractérisée par des envies pressantes et fréquentes, parfois avec fuites. Elle est souvent d’origine fonctionnelle, sans cause anatomique identifiable.
      • Les infections urinaires (cystites) sont fréquentes, et une solution chirurgicale existe (méato-skénectomie) pour les infections urinaires à répétition.
  • Les infections relèvent de facteurs anatomiques (urètre court et proche du vagin, colonisation des glandes de Skène), hygièno-diététiques (défaut d’hydratation, constipation, retenue excessive) et peuvent être favorisées par les rapports sexuels (d’où l’importance de bien uriner au décours).
    Elles peuvent entraîner brûlures, saignements, besoins fréquents/urgents et douleurs locales, ou parfois ne pas être ressenties .
  • Les troubles de la vidange (dysurie= difficulté à vider complètement sa vessie, rétention= blocage urinaire) sont plus rares chez la femme, mais peuvent survenir après une chirurgie pelvienne, une malformation ou un prolapsus (descente d’organe).

Troubles urinaires chez l’homme

Chez l’homme, les troubles urinaires sont souvent liés à la prostate, située à la sortie de la vessie et qui entoure le canal urinaire (appelé urètre).

  • L’hypertrophie bénigne de la prostate (HBP) appelée aussi adénome prostatique (qui est bénin c’est-à-dire non cancéreux) peut entraîner une gêne progressive à l’écoulement urinaire. Les symptômes (ce que l’on ressent) 

peuvent consister en une gêne lors du remplissage de la vessie (besoins urgents conduisant parfois à la fuite, besoins fréquents, se lever plus d’une fois la nuit) ou lors de la vidange de la vessie (jet faible, difficultés à commencer à uriner, impression de vidange incomplète)

Les infections urinaires sont moins fréquentes que chez la femme, souvent liées à un défaut d’hydratation (sport, chaleur, séjour au grand air, en montagne…) et peuvent s’accompagner d’un état grippal avec fièvre, difficultés urinaires et sensation d’inconfort au niveau du bas-ventre.

Les pathologies neurologiques (sclérose en plaques, maladie de Parkinson, diabète, lésions médullaires) peuvent également perturber le fonctionnement de la vessie de même que certains médicaments (diurétiques p.ex.).

  • Conclusion

Les troubles urinaires sont variés et multi-factoriels. Leur prise en charge dépend du mécanisme sous-jacent : rééducation du plancher pelvien, traitements médicamenteux, intervention chirurgicale (du petit geste de 15 mn en ambulatoire pour le traitement des infections à une chirurgie laparoscopie de la descente d’organes) ou suivi spécialisé. Une consultation urologique permet d’identifier précisément la cause et de proposer une solution adaptée, afin d’améliorer le confort, la santé et la qualité de vie des patients.